Les pétales de la nuit se déploient,
Et rient à gorge déployée
Et ondulent, et sourient,
Te sourient à toi, homme aux cheveux de brume
Au regard immense, où les vagues perlées d’écume
S’élèvent et s’apaisent au gré de tes humeurs
Là où l’eau devient dure, solide, féroce
De grandes masses fracassent les parois des bateaux
Dont les proues fébriles s’effritent comme de l’argile
Dans la main de l’orage
Là où l’eau sinon devient douce, comme ta peau sur ma peau
À peine un souffle, un murmure pour en troubler la surface
Celle-là même irradie, immobile, sous les ailes du rapace
Au plumage liquide comme tes yeux
Lui plane, éternel, et tranquille
Sous le feu rougeoyant d’un soleil qui s’éloigne
Et revient