Wolf Storm était un homme de parole. L’après-midi, je fus à nouveau convoquée ; dans une partie du Château que mes pieds n’avaient encore jamais foulée : la salle d’armes. Ce qu’on y entreposait n’était pas là pour décorer ; trois espaces permettaient de s’y entrainer au sec et à l’abri des regards. Je marchais en frémissant devant un étal de lames exposées sur un pan de mur plâtré. Le métal brillait, les tranchants paraissaient affûtés, les poignées étaient vernies ; on entretenait ces armes pour s’en servir.
— Les Loups préfèrent s’exercer en extérieur, mais ces salles conviennent mieux aux plus jeunes… et à celles et ceux qui apprennent sur le tard.
Je lui décochai un regard lourd de reproches pour aussitôt me détourner.
— Pas de cela, Luce, parlez.
— Pas de quoi ? éludai-je en imaginant un enfant tenir à deux mains le long poignard à la lame bordée d’épines fixé à hauteur de mon visage.
— De pensées non partagées, de faux-semblants, de non-dits, s’exaspéra le Protecteur. Par l’Univers, que l’on m’épargne ces échanges creux qui fauchent le temps et la confiance.
Un sourire étira mes lèvres.
— J’aime cette prière, dis-je tout bas.
Puis je me tournai vers lui ; il portait un masque en cuir noir, pas le même qu’au matin ; celui-ci semblait plus épais, plus rigide. Ce devait être inconfortable.
— Je garde pour moi cette pensée car c’est un jugement construit au regard de ma société. Enfin de…
— De la société dont on vous a arrachée, compléta-t-il sans ciller.
Mes yeux dirent oui.
Bien, un échange sans filtre.
— Il y est mal vu de se battre armé ? s’enquit Wolf Storm.
Je tressautai, laissant échapper un rire jaune.
— J’ai envie de répondre oui, pourtant… On est si nombreux. Tant de pays, de régions, de façons de faire différentes… Honnêtement, je n’ai pas envie d’entrer dans les détails géo-politiques de mon monde. Des guerres, il y en a, il y en a eu, et si je rêve qu’il n’y en ait plus… Je ne peux que le souhaiter. Ardemment le souhaiter.
— Je sais cela. Vos guerres entre humains.
Je ne cachai pas mon étonnement.
— J’ai quelques privilèges que seul le Roi Corbeau peut se targuer de posséder. Je crois savoir que vous en savez assez pour comprendre au moins en partie cette phrase. Il fut un temps où d’anciennes Reines et Rois Loup se sont voués d’une passion pour votre monde. Ce temps fut bref et la malédiction des Loups y a mis un terme ferme et assurément définitif. Il subsiste ici et dans la Maison-Prison quelques ouvrages relatant des faits de votre monde d’origine. Pour en revenir à ces armes, vous rappellent-elles de mauvais souvenirs ? Auriez-vous des notions de défense ou…
— Non, coupai-je. Le pays d’où je viens a la chance de vivre en paix. Non, ma pensée…
Sans prévenir, Wolf Storm posa une main contre ma nuque. Je me crispai ; non de peur, il n’était pas menaçant, juste…
C’est ma nuque, enfin !
— J’ai besoin de plus de lisibilité, justifia sa voix grave.
La sensation d’un vent aux senteurs boisées m’emplit les narines. Étonnée, j’écoutai les mots sortir de ma bouche :
— J’estime qu’un monde où un enfant doit apprendre à manier le lancer de couteau n’est pas un monde où il fait bon vivre.
Je pâlis.
— Je… ne voulais pas dire cela, bafouillai-je.
— Mais vous le pensez.
Je me dégageai de sa main et reculai sans le quitter des yeux. Je m’obligeai même à croiser le fer avec son iris bleu nuit.
— Oui, mais j’ai conscience d’ignorer bien des choses sur votre monde et je pense aussi que ce jugement n’est pas légitime. C’est pour cette raison que je voulais le garder pour moi, ou le formuler avec contexte.
Je lui jetai un regard mauvais, sombre. Wolf Storm soupesait - moi ou mes propos ?
— Vous m’avez obligé à le dire, l’accusai-je.
Il plissa l’œil.
À quoi tu penses, voleur de pensées ?
— Et ce n’est pas la première fois. N’est-ce pas ? insistai-je sans masquer un début de rage.
Il inclina la tête.
— Mais parlez, bon sang ! bouillis-je.
Nom de !
Il pouffait ! Il se moquait ?
— Pardonnez-moi, vous avez une certaine spontanéité qui me rappelle mon frère quand il s’autorise à être naturel. Et pardonnez-moi pour ce tour de force ; je vous ai méjugée une fois, j’ai simplement crainte de reproduire cette erreur. Par ailleurs, vous en savez de plus en plus sur nous, les Loups, et j’ai besoin de m’assurer de la personne que vous êtes. De cela aussi je m’excuse, car ma confiance est cernée de remparts que d’autres m’ont poussé à ériger et vous vous y trouvez confrontée.
Bouche bée, ma colère se dégonfla comme un ballon qu’on lâche avant d’en avoir fait le nœud.
— Et vous avez raison, poursuivit-il, certains Loups ont ce don d’extirper les vérités de celles et ceux qui les taisent. Méfiez-vous si d’aventures ma mère ou Cazelain cherchent à vous toucher.
Aucune trace d’humour dans ces derniers mots. Je me retournai vers l’étal de lames, songeuse. Le Protecteur se rapprocha à pas de loup. Il décrocha un couteau à cran d’arrêt de la taille de ma main et le referma.
— Notre monde est sauvage, assura-t-il. Si là réside sa beauté, cela le rend dangereux. Nous apprenons aux enfants comment fuir et se mettre en sécurité mais également à se défendre si, par malheur, ils ne peuvent faire autrement. En aucune façon ils ne sont initiés à tuer pour le plaisir, en aucune façon ils ne sont éduqués à se battre contre un autre être humain. Au contraire, nous tentons au mieux de leur enseigner le respect et l’équilibre de la vie. Malheureusement pour nous, nous faisons partie des terres proches des Frontières et sommes un passage obligé pour celles et ceux qui s’en vont les protéger ; cela amène une partie conséquente de notre jeunesse à se sentir le devoir de prendre corps à cet effort commun ; et en ces lieux, les armes s’avèrent plus que nécessaires.
Je lui décochai un regard en biais.
— Parlez-moi des Frontières, chuchotai-je.
Un froid piquant me fit frisonner. Il se dégageait de Wolf Storm. L’homme à mes côtés s’assombrissait. D’un mouvement sec du poignet il ouvrit la lame avant de la remettre à sa place sur le mur immaculé.
— Les Créatures qui ont refusé de se plier au Pacte n’ont pas leur place sur nos Terres Unies. Elles ne pensent qu’à chasser et tuer, sans âme ni distinction, souvent pour le seul plaisir de détruire… Il est usant de les surveiller, de les repousser, d’avoir à les éliminer…
Je tentai de m’imaginer ce qu’il dépeignait.
— Ces Créatures, serait-ce par exemple les Bêtes de ma première Épreuve ?
Un violent maux de tête me prit d’assaut en même temps que l’écho d’un ricanement. Wolf Storm se passa une main sur le front comme s’il souffrait lui aussi.
— Non, souffla-t-il. Bien que beaucoup tendent à l’oublier, le Peuple des Bêtes est respectueux du Pacte des Terres Unies et nombre de ses représentants participent à la tenue des Frontières.
Il s’éloigna de quelques pas sans lâcher son front. Je m’abstins de poser d’autres questions.
— Luce, quel moyen d’attaque ou de défense vous sentez-vous prête d’apprendre ?
Aucun.
J’eus la sensation qu’on tirait sur le fil de mes pensées. Il me poussait à parler, à dire la vérité… Je repensais à ce couteau qui avait franchi plusieurs couches de peau et avait mis fin à une vie. C’était celle d’une monstrueuse Bête, mais c’était malgré tout une vie. Je ne pourrais plus tuer. Je ne voulais plus tuer.
— Pas de lame…, chuchotai-je.
Il m’entendit car il m’invita à le suivre vers un autre espace, une salle étroite et longue. Des arcs et des arbalètes étaient fixés sur un mur et des cibles étaient disposées au fond de la pièce-couloir.
— Pensez-vous que ceci vous conviendrait ?
— Oui…
— Bien. Nous commencerons demain en matinée. J’enverrai Tom vous chercher dans vos quartiers. Je dois vous laisser.
Je ne lui en voulus pas de m’abandonner dans une partie du Château qui m’était encore inconnue ; je savais qu’il me faudrait un moment pour retrouver mon chemin jusqu’à mes quartiers et je n’étais pas enchantée de me retrouver seule face à ces armes. Je ne lui en voulais pas car avec son départ les douleurs de plus en plus vives sous mon crâne disparurent en un instant.
****
Depuis bientôt deux heures, comme la veille, j’encochai, j’ajustai, je visai, je tirai. Parfois, je touchai une cible. Quand cela arrivait, le plus souvent, la flèche rebondissait sans se ficher dans la plaque en bois.
— Le coude, plus haut, ordonna Wolf Storm.
Je relâchai la corde, je manquai la cible. Le Loup claqua de la langue. De mécontentement, assurément. Sans attendre, je recommençai. Cette fois, je restai dans l’axe, mais le projectile retomba sur le sol carrelé en une désespérante parabole. Je grommelai.
— Votre bras manque de force.
Ce fut dit sans reproche ; c’était un fait.
— Cette après-midi, nous essaierons l’arbalète. Et quelques tirs au couteau.
Je le regardai avec des yeux ronds.
— Un problème ?
J’indiquai que non. J’étais fatiguée, j’avais mal aux bras et aux épaules et je cumulais les sommeils agités. Ces entrainements me faisaient cauchemarder sur ce que serait l’Épreuve à venir.
— Nous nous contenterons de les lancer. Les lames.
J’acquiesçai. Et frissonnai. De honte, de dégoût. Il m’abandonna le temps d’aller rechercher les flèches éparpillées.
— Nous voyez-vous comme un Peuple de sauvages, Luce ? m’interrogea-t-il lorsqu’il fut revenu avec son carquois plein.
Oulà…
Je pris le temps de la réflexion.
— Au début oui. Aujourd’hui, non. Mais aucune de ces réponses n’est définitive, j’en ai vu trop peu.
Il sourit, me donnant l’impression d’être satisfait de ma réponse. J’en aurais ronronné d’aise.
Tu lui donnes trop d’importance, persifla ma voix intérieure.
Peux-être… Cet homme m’inspirait du respect.
— Je ne dis pas que nous n’avons pas notre petit lot de mercenaires et de criminels, nuança-t-il en rangeant le carquois contre un mur, mais la Garde est là pour veiller à l’ordre public et le Conseil condamne avec le plus d’impartialité possible toute forme de violence.
— Est-ce que je serai amenée à croiser la route de prédateurs similaires aux Bêtes dans la prochaine Épreuve ? demandai-je en changeant brutalement de sujet.
Wolf Storm eut un demi-sourire - l’autre moitié étant cachée sous son masque.
— Je suspecte que oui.
— Je vois… Vivement le prochain entrainement, dis-je sans joie.
****
En début d’après-midi cependant, c’est dans le hall d’entrée que je fus sommée de me rendre au plus vite - Dana était occupée, on avait envoyé une jeune adolescente qui aidait Midine en cuisine. Elle était dans tous ses états et je bondis à sa suite dans le dédale du Château sans poser de question. Arrivée en haut des marches du hall, je ne pus retenir un juron - bien de chez moi.
Je me figeai sur l’escalier en pierre blanche, la main crispée sur la rampe en bois. Une quantité stupéfiante de galets avait été essaimée sur le sol. Il y en avait de toutes les tailles… ; le plus petit ne serait pas entré dans un seau. J’avisai les Frères Loups en contrebas ; ils vibraient sur des cordes opposées. Je les rejoignis sans me presser.
— Je te dis qu’il se fiche de nous ! Je hais ces piafs ! Le Palais entier doit se gausser de notre réaction face à cette humiliante livraison ! éructait Cazelain.
— Je n’y vois rien d’autre qu’une offrande. L’équivalent d’un bouquet et rien d’autre, tempéra Wolf Storm.
— Tu te trompes.
— Qu’est-ce que tout cela ? dis-je mélodieusement pour signaler ma présence et tenter d’arrondir les tensions.
Cazelain se tourna vers moi, sourcil arqué et l’air exaspéré - c’était l’expression qui le rapprochait le plus de sa mère :
— C’est à toi, très chère, que nous devons tout cela.
Il me tendit une lettre qui avait souffert de son ressentiment.
— Je l’ai ouverte alors qu’elle t’était adressée. Mille excuses. Mais tu n’es pas arrivée assez vite et j’avais besoin de comprendre cette volumineuse livraison.
Je le condamnai du regard - de se l’être permis, de son ton agressif et de m’accuser d’avoir trainer en chemin alors qu’il n’en était rien.
— Ignorez-le, Luce, et prenez connaissance de votre courrier, m’invita Wolf Storm. Quant à toi, tu seras puni pour avoir ouvert ce qui ne t’était pas destiné, ajouta-t-il à l’attention de son cadet.
— S’il avait vraiment voulu qu’elle seule puisse le lire, il l’aurait cachetée ! Il voulait qu’on la lise ! Une humiliation je te dis !
Je lissai le pli sur mon ventre avant de le lire.
Très chère,
Je persiste à vous estimer flouée de votre droit à réclamer l’exaucement d’un vœu pour le mérite du succès de votre deuxième Épreuve. J’ai ouïe dire que la Guérisseuse Mara aurait été à votre disposition mais que l’on avait omis de vous en informer. J’ai moi-même tenté de la rallier à mon équipe royale ; sa réputation n’est plus à faire. L’ignorance dans laquelle vous avez été tenue vous a privé d’une juste récompense. Ce présent lié à l’un vos regrets partagés vise à réparer ce qui, pour moi, est une injustice née de la négligence de votre Clan hôte. Que les frimas puissent ne plus vous être une source de tourments. Et si, d’aventures, il vous plairait de terminer vos lectures au sein de notre jardin d’été pour lequel vous semblez vous êtes éprise, ne manquez pas de me le faire savoir par retour de courrier. Vous êtes au Palais la bienvenue.
Bien à vous, Sieur votre Roi
- dévoué, si cela vous sait gré.
J’avais senti le sang déserter mes joues en cours de lecture.
Oh misère.
Je devais être blême… Les frères Loup savaient ce que contenait ce pli. Je commençai par regarder le Protecteur qui m’avait donné tant de son temps ces derniers jours.
— Sieur Wolf Storm, je n’ai à aucun moment ni en aucune façon dénigré ce Clan lors de mon séjour au Palais.
Je vis se froncer le sourcil qui n’était pas recouvert du masque.
— Je le sais. Je vous crois.
— T’es-tu ouvertement plainte de mourir de froid dans ce Château ? s’exclama Cazelain.
— Et bien… oui.
À quoi bon mentir avec eux ?
Je resserrai le châle épais qui me couvrait les épaules malgré mon gilet et ma robe-pantalon en laine ; aucun chaud-galet n’irradiait dans ce hall ouvert aux courants d’air.
Wolf Storm posa une main caleuse sur l’épaule de son cadet.
— Caz, tu portes toi-même de la laine bouillie depuis le commencement des gelées. Luce n’est pas une Louve.
Cazelain le défia d’un regard sauvage. Son ainé tressauta puis ferma l’œil. Il gronda en portant une main à sa tempe masquée.
— Bien, je garde ma colère pour moi, pesta le jeune Loup en nous abandonnant.
Il rejoignit Tom près des portes ; muni d’un carnet, le Compagnon était peut-être en train de recenser la détonante livraison. En chemin, il agita les bras comme s’il brossait vers nous ce qu’il aurait voulu crier. Wolf Storm l’ignora ; il contemplait l’amas de galets épars d’un air indéchiffrable.
— Donc… ce sont des chaud-galets ? l’interrogeai-je.
— C’est cela.
— Pourtant il fait froid dans le hall.
— Ils ne sont pas activés.
Bien sûr…
— Et ça s’active comment ?
— Il faut faire appel à la Guilde des tailleuses et tailleurs de galets.
Tant qu’à poser des questions…
— Ça se procure facilement ce genre de galet ?
Il soupira mais j’eus une réponse.
— Vous rappelez-vous cette carrière que vous avez traversée la nuit de votre première Épreuve ? Juste avant la pente de la Haute Dune. Le sol était crevassé de poches pleines ou desséchées et des sources prenaient vie un peu partout.
Je me souvenais. C’était là que je l’avais vu abattre une Bête à lui seul, sauvant la vie de Myosotis.
D’Émée, me repris-je.
J’acquiesçai.
— Cet endroit est une carrière de galets-d’eau. Nos plus proches carrières se situent dans les Terres des Dunes Sèches. Ces Terres font partie des zones de chasse des Bêtes. Elles constituent une sorte de frontière entre leur territoire et le nôtre. Les expéditions d’extractions sont rares et coûtent en vies humaines.
J’avais ma réponse.
— Vous m’en voulez ?
Il soupira encore.
— Pour quoi donc ?
Il glissa un doigt sous la couche de cuir qui moulait son profil abimé, du menton jusqu’à l’oreille.
— Je vous assomme de questions et d’un beau fatras à gérer.
Je fus satisfaite de le voir sourire un bref instant avant de recouvrer ses traits froncés.
— Ce présent vaut en vérité une petite fortune, et il vous appartient, Luce. Je vais mander un membre de Guilde et lui donnerai comme consigne d’en recueillir les meilleurs éclats ; ils seront portés dans vos quartiers ainsi que dans le couloir attenant. Désirez-vous conserver ou revendre le reste ?
— Vous êtes sérieux ?
Je passai de lui au sol encombré. Revins de nouveau à lui. Je notai que ses mâchoires venaient de se contracter.
— Que vous ai-je dit au Temple des Portes ? gronda-t-il.
Qu’il serait toujours honnête.
Il déposa un pied sur la première marche, signifiant qu’il désirait clore l’échange et filer. De fait, je sentais les désormais familières douleurs s’éveiller sous mon crâne. À moi d’être prompte.
— Cazelain m’a dit un jour qu’il était probable que certains villageois aient dû se défaire de leurs chaud-galets au cours des dernières décennies. Et dans ce Château, il y a d’autres couloirs et peut-être d’autres chambres qui mériteraient de gagner quelques degrés supplémentaires. Comment pourrais-je vouloir entasser tout cela dans un coin alors que ça pourrait servir à rendre un mieux-vivre à plusieurs foyers ?
— Est-ce ainsi que vous souhaitez user de votre cadeau ?
J’hésitai.
En revendre certains pour me ménager un fond propre ne serait pas une mauvaise chose… Et en même temps, une bourse, ça se vole. D’autant si on sait que j’en possède une.
Je songeai au contenu d’une certaine poche, dans un certain placard…
Je ne suis pas sans rien. Enfin je pense… Et l’argent de ces galets me semblerait sale, je sais que ces foyers existent.
— Oui. Distribuez-les. Avec équité. Au nom du Roi.
— Cela sera fait en votre nom, conclut le Protecteur.
Puis il remonta les marches en les avalant quatre par quatre.
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