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Chapitre 2

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article 686
Par Carlarqlm

Maestro, le canari de Madame Bellamy, était chamboulé. Il sautillait partout dans sa cage et n’arrêtait pas de répéter :

— C’est un scandale. Qui a osé faire ça à ma maîtresse ? Il faut trouver le responsable !

Hubert et Mauricette s’étaient posés à côté de la fenêtre et faisaient de leur mieux pour le calmer en lui roucoulant des mots apaisants. Inspecteur Doud, de son côté, était en train de constater les dégâts. Arès, lui, n'était pas vraiment concerné par tout ça. Un peu plus loin dans le jardin, il suivait des yeux un petit papillon jaune qui voletait d'un buisson à l'autre. Sa tête tournait à droite, puis à gauche, puis à droite encore. Doud l'ignora.

Il s'approcha lentement du rosier et tendit le museau. Quelque chose ne tournait pas rond. Les dégâts étaient importants. Trop importants pour un simple coup de vent. Quelqu'un — ou quelque chose — était passé par là cette nuit.

— Maestro, est-ce que vous avez vu quelque chose de suspect cette nuit ? demanda Doud au canari.

Le canari s’approcha de la fenêtre et lança :

— Je dormais cette nuit comme tout le monde. Mais vous devez trouver qui a fait ça avant que ma pauvre maîtresse ne se réveille et voit que son précieux rosier est détruit.

L’oiseau repartit dans ses lamentations, Doud comprit qu’il n’allait pas lui être d’une grande aide. Doud revint vers le rosier. Il renifla méthodiquement chaque branche cassée, chaque pétale au sol.

Il y avait une odeur. Une odeur forte et musquée qu’il reconnut immédiatement… Celle d’une martre ! Doud trouva cela étrange, il n’y avait pas beaucoup de martres dans le quartier, c’était plutôt un animal des bois. Qu’aurait-elle pu vouloir au rosier de Madame Bellamy ? Il devait tirer cela au clair.

En continuant ses investigations, Doud tomba sur des poils de chat noir sur les épines des rosiers. Madame Bellamy n’avait pas de chat, cela rajoutait un suspect de plus dans cette enquête. Alors qu’il se rapprochait du trou béant sous le rosier, il crut apercevoir de toutes petites empreintes. Rondes, minuscules, avec de petites griffes. Il fronça les sourcils. C'était... Mais, avant qu’il ne put s’approcher pour les identifier, Arès, qui poursuivait un papillon, courut droit sur les empreintes.

— Arès, non ! cria Doud.

Trop tard. Arès avait marché partout sur la scène de crime, toutes les traces, toutes les odeurs avaient été effacées.

— Hein ? Quoi ? demanda Arès en se retournant vers l’inspecteur.

Doud soupira, il adorait son ami mais c’était toujours comme ça avec lui. Il ne faisait que des bêtises.

— Tu as détruit toutes les preuves, répondit-il. Heureusement j’avais pu en relever quelques-unes avant que tu arrives, on a quand même quelques pistes à suivre.

Arès baissa la queue, tout penaud.

— Désolé… Je n’avais pas vu que tu enquêtais ici, s’excusa le grand schnauzer.

— Ce n’est pas grave Arès. Viens, allons rejoindre les autres. J’ai des missions à vous confier.

Les deux chiens se rapprochèrent de Hubert et Mauricette qui avaient fini par calmer le canari. Entre temps, Pudding avait fait son apparition, son gros ventre traînant dans l’herbe fraîchement tondue.

— Les amis, j’ai plusieurs pistes pour résoudre cette enquête. J’ai senti une odeur de martre, j’ai trouvé des poils de chat et des toutes petites empreintes dont je n’ai pas pu identifier l’origine, annonça Doud en jetant un coup d’œil à Arès. Nous devons enquêter sur ces trois pistes pour trouver le coupable.

Toute l’équipe hocha la tête, excepté Pudding qui baillait et n’avait pas l’air très concerné par l’histoire.

Doud se tourna vers les pigeons.

— Hubert et Mauricette, il faudrait trouver à qui appartiennent ces petites empreintes. Je compte sur vous pour interroger le voisinage. Pudding, toi qui connais bien tous les chats du quartier essaye de trouver à qui les poils appartiennent. Enfin, Arès et moi allons enquêter sur la martre, ordonna Inspecteur Doud. Allez, résolvons cette enquête !

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