— Encore ?
— Tu crois que ça m’amuse de renter tard, peut-être ? réplique Maxence.
Son agressivité te prend de court. Tu avais anticipé que les premières semaines seraient difficiles et que ton mari serait moins présent, mais tu n’avais jamais imaginé à quel point.
— Pardon, s’excuse-t-il dans un soupir, je suis à cran. Je fais tout de travers : l’entreprise, le golf, Zoé, toi…
— Prends quelques jours de repos. Tu ne vas jamais tenir, à ce rythme.
— Je ne peux pas. Pas maintenant. Père m’attend, il faut que j’y aille. Embrasse Zoé pour moi, je t’aime.
Tu fixes ton téléphone plusieurs secondes après qu’il a raccroché. Tu sais que tu devrais l’encourager. Le soutenir. Que tes reproches ne font qu’ajouter du ressentiment à la fatigue, pour lui comme pour toi. Mais l’amertume ronge ta patience, ne laissant place qu’à la culpabilité de ne pas réussir à réagir autrement.