Il y a des moments de désert
Où je regarde au fond de la mer
Et je n’y perçois que du bleu
Comme si mon sang était bleu
Il y a des moments de blues
Où tout est plus pénible et effrayant,
Où les monstres portent de larges blouses
Qui cachent leurs airs insolents
Et démultiplient leur silhouette,
Me poussant de frayeur sous la couette.
Elle m’avale et me recrache sur l’écume
Un matin noir, une impression de rhume
Tu dis que tout va bien, mais le bleu est si grand
Ce soir que je ne m’endors pas.
Je t’entends dire tout bas « Je suis là. »
Et ce murmure me berce à la sortie des géants
Jusqu’à ce que j’en oublie leurs crocs et leurs dents.