Vous avez mis quelques dizaines de minutes à déchiffrer ces étranges dernières lignes, mais vous y êtes enfin arrivé : Olympe de Gouges vous a donné rendez-vous le 17 janvier 1790 à 18h au numéro 11 rue de l’Odéon. Vous avez particulièrement hâte de la rencontrer. Vous pensez également aux prochaines actions de la révolution. Cette dernière est devenue nationale au fil des semaines et vos idées sont partagées par un grand nombre. Concernant Olympe de Gouges, l’entrevue prochaine est plus personnelle et vous espérez trouver en elle une alliée à vos idées féministes.
Jusqu’à la fameuse rencontre, vous comptez les jours impatiemment. Puis celui-ci arrive enfin et vous vous dirigez en fiacre à l’adresse qu’Olympe vous a indiqué. Là, un serviteur vous introduit dans un grand salon luxueux, avec des moulures au plafond et des teintures aux murs. Il y a peu de mobilier dans cette pièce, et sur la table principale se trouve un service à thé. Un unique convive y est attablé. Ou plutôt devriez-vous dire une convive. Olympe de Gouges.
Son visage est ovale, son teint clair légèrement rosé, et son regard est d’un brun profond. Ses cheveux, relevés dans une coiffure simple laissent échapper quelques mèches brunes qui adoucissent ses traits. Elle porte une robe de couleur pâle, un ton crème ou bleu gris, taillée dans un tissu fluide plutôt que dans les étoffes lourdes de la haute société. Là encore vous constatez à quel point elle défend ses idées, même dans la mode.
— Bienvenue mon cher, entrez donc et venez vous installer à mes côtés, dit-elle en vous apercevant du coin de l’œil.
Le serviteur vous débarrasse alors de votre manteau, puis vous vous installez sur la chaise vacante.
— Je suis enchanté de vous rencontrer pour de vrai, Madame, dites vous le plus calmement possible. J’ai lu tous vos pamphlets et je les trouve grandioses.
En guise de remerciements, Olympe vous sourit.
— Puis-je savoir laquelle de mes pièces vous avez préféré ? demande-t-elle comme si elle vous testait.
Vous réfléchissez quelques instants, puis vous dites :
— C’est une pièce que vous avez écrite il y a trois ans. C’est une comédie en trois actes et en prose, qui met en scène un couple de comte et comtesse, et un couple de duc et duchesse.
Énigme :
Quel est le titre de cette pièce ?