side_navigation keyboard_arrow_up

La Nuit rôde quand le Monde ferme ses paupières

visibility 8
article 269
Par Fy

Le Jour décline, passant par tous les tons pastels.

Dénudés, les arbres lacèrent de leurs griffes le ciel

Les Ombres prennent vie, le bruit se rompt d’un silence,

La Lune fait part d’un bout de sa luminescence,

Et Elle, Elle règne et rôde à pas feutrés

Dans les rues, les avenues, et sur nos oreillers...

Faucheuse de rêves, Déesse des cauchemars

Elle passe et plonge les humains dans le brouillard,

Manipule et fait appel à leurs pires frayeurs,

Les dissuadant de sortir quand il est passé l’heure

Par le manque de lumière et le fondu des Mondes,

Elle mêle souterrains, et ciel de jais qui gronde.

Son souffle est frais et calme, il gèle les curieux

Qui s’aventurent ainsi, demeurent hors de leur pieu

Croassent ses corbeaux, tout prêts à s’envoler

Donner mauvais augure aux songes immolés

Et ses yeux insondables t’analysent et te suivent

Te rendent mal à l’aise, prennent tes craintes pour vives

Les cris se font plus insistants, puis plus ténus

Des pas qui s’accélèrent, résonnant dans la rue

Elle les suit calmement, les chasse à sa manière

Perçoit les rituels, écoute les prières,

Emporte la chaleur, répand le givre et le froid

Appelant ainsi la Mort, et ses tendres effrois.

Les volets grincent, le chat d’à coté gémit

Et moi, sans peur, je la regarde passer, j’écris

Elle aussi me surveille, sans bruit, du coin de l’œil

Préserve sa grandeur, et nourrit son orgueil

De toutes ces choses, qui ont lieu quand on dort

Et demeurent mystère, nous font trembler encore

Jusqu’à ce que, venue l’aurore,

Le soleil la remplace par son or,

Éclipse la Nuit,

Nous sorte de nos lits.

Fy

Commentaires

forum Fond et forme exigeant
Seuls les membres peuvent accéder aux commentaires.