À l’orée de cette forêt qui m’appelle en frissonnant,
J’observe, rêveuse, la vue qui m’est offerte :
Des milliers de feuilles ocres volent et tombent doucement,
S’envolent des feuillus, vont lentement à leur perte.
Leur descente est lente et virevolte au vent,
Laissant briller leur limbe de scintillants reflets
Mon cœur bat sur leur brise, attend silencieusement
Que vienne leur murmure me confier leurs secrets...
Quand l’air vient traverser, de son souffle levant
Les milliers de dorures que je vois voltiger,
Je ne peux m’empêcher, par cet enchantement,
D’y voir des papillons, subtile ténuité
Ils se soulèvent alors, d’un unisson troublant
Pour former sous mes yeux cette danse envoûtante,
Et flotter dans les airs, dans un espoir brûlant
De célébrer la vie de ces feuilles fuyantes
Fy