Bien à l’abri sous son grand chapeau de paille,
Allongée dans l’herbe, elle tutoie les nuages,
Et sur ses lèvres, de sa bouche qui baille
Reposent des sons, et quelques babillages
Les fourmis se rencontrent dans ses cheveux blonds,
Ses doigts de pieds étreignent la blancheur des pâquerettes,
Et sa robe légère, d’un beau rose bonbon,
Écrase les manières, petites voix fluettes
Une allure insouciante, une jeunesse trop pure
Fleurit innocemment dans le creux de son sein
Parmi les longs rubans, les courtes échancrures
Cachées dans sa beauté, ses courbes et ses desseins
Ses douces mains fertiles aux pouvoirs étonnants
Redonnent à la nature un souffle destiné
Des paroles très sages, d’un regard conciliant,
Elle incarne à merveille une mère satinée
La créatrice de ce qui nous réveille tous
La faune et la nature, mélange des saveurs
Trouve partout bonté, et dans chacun de nous
Foisonne dans son antre les cœurs et les ferveurs
Après avoir côtoyé et effrayé la mort,
Soupir des plus ravis, son devoir accompli,
La brise a soufflé sur ses fines boucles d’or...
Dame Nature, sans bruit, elle s’est endormie.
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