Vers huit heures du matin
En route pour chez moi, assise dans le train
J'avais les pupilles sur les cours d'eau
Et mes pensées suivaient le vol d'oiseaux
En face de moi, une vieille femme aux cheveux blancs
Regardait elle aussi dehors, de yeux bleus larmoyants
Je lui demandai alors si elle allait bien, soucieuse,
Elle me répondit qu'elle pleurait car elle était heureuse
Ses cils étaient comme les brins d'herbes accueillant la rosée
Et ses larmes, des diamants se mettant à couler
C'était si beau et triste à la fois
Que j'en suis restée touchée, sans voix
La brume ne s'était pas encore levée des champs et des bosquets
Et le soleil venait lentement la traverser
J'ai trouvé ça si tendre à voir,
Que je l'écris pour le graver quelque part...
Fy